30/05/2006

30/05/06 - 16:27

Chacun cherche sa vieille chatte



D'ailleurs, je n'ai toujours pas vu The Raspberry Reich et j'en suis bien fâché.

29/05/2006

29/05/06 - 00:29

Tendance du moment :


accessible et sympa*

*dans les limites des stocks disponibles

23/05/2006

23/05/06 - 14:00

Cheap Tuesday

Pour mon-acte-queer-du-jour, je suis allé à Carrefour en costume Cerutti mais avec des tongs Quicksilver aux pieds. Sur le retour, en passant par la Nationale 20, j'ai poussé le moteur de la Fiat (1,6 litre 16 soupapes) à 7500 tours/minutes en hurlant "NIQUE LA POLICE".

22/05/2006

22/05/06 - 01:24

Demain, j'enlève le bas

Vendredi soir, c'était le lancement de la Châtelet Kebab. En tant que présidente autoproclamée du fanclub des The_Bigger_Splashes (bientôt, les badges) je ne pouvais rater ça pour rien au monde.
Lors de la before, rue de Lancry, la sangria en tetrapack coule à flots et on se régale d'une tortilla au brie que Serge insiste à appeller "tarte rustique".
On arrive au Klub, où je n'avais pas mis les pieds depuis une Blood Dolls Society estivale et je suis un peu déçu par l'absence d'odeur nauséabonde qui était la signature de cette boite, d'autant plus que j'en avais fait des tonnes à ce sujet (note pour moi-même : penser à fermer un peu ma gueule de temps en temps, dans l'intérêt général).
En live, on a le droit à Plume. Un mec aux synthés, salade-tomates-oignons à la guitare et une meuf qui chante un peu. Ca ne fonctionne pas vraiment. J'ai l'impression d'assister à la mort de l'electroclash.
Alors, je traîne Serge au sous-sol pour voir ce que ça donne. Il y a quelques goths, dans des pantalons en skaï probablement payés une fortune au Grouft alors qu'on trouve les mêmes pour une bouchée de pain à Village Yoyo, deux rues plus loin. Ils fixent le t-shirt rose à paillettes de Serge et ils en chient dans leurs frocs (en skaï).
Retour à l'entresol, les The_Bigger_Splashes balancent enfin la sauce blanche et ça fait du bien.
Quelques Jack Daniel's plus tard, je trouve la télécommande de la machine à fumée et c'est vrai que je peux pas m'empêcher de toucher à les trucs, un rien m'amuse. Aux toilettes, je remarque Matthieu qui, agrippé à une pissotière, a visiblement tout le mal du monde à uriner. Je me penche ostensiblement pour regarder sa bite puis le fixe dans les yeux pour m'assurer qu'il n'y arrivera jamais.
Un peu plus tard, alors que j'entame une danse traditionnelle moldave, je glisse et m'étale comme une quiche, m'assommant à moitié contre une enceinte. Serge déclarera a posteriori que c'est mon côté AbFab.
La plupart des pédés se rêvent en Patsy alors qu'ils sont aussi drôles que Saffron. C'est qu'ils ne se rendent pas compte qu'au delà de la facade frivole, c'est beaucoup de boulot que de fumer 3 paquets par jour, de boire comme un trou et de foirer systématiquement son brushing.
Je ne me souviens plus du tout comment je suis rentré rue de Lancry. Mon cerveau reptilien a pris le dessus pour le trajet. Mais quand je suis arrivé, Pheel était encore là à papoter avec Serge, que je pensais déjà couché. Pour signifier mon impérieuse envie de dormir, j'ai enlevé mes chaussettes humides et les ai jeté à la gueule de Pheel.

12/05/2006

12/05/06 - 23:55

Série Z

En Zone 6, le parcours tout tracé c'est d'étudier un peu en ZEP pour ensuite bosser sur la ZI et passer ses samedi après-midi à la ZAC.

Hier, je suis retourné à la ZAC pour faire le plein chez Aldi. J'étais en train de fixer la palette vide qui en temps normal contient les piles de bouteilles de River Cola light quand j'ai remarqué un jeune couple.

Le mec avait un style caillera-soft. Plutôt mignon, la barbe soigneusement taillée à la même longueur que les cheveux et des sourcils non épilés qui avaient tendance à vouloir se rejoindre, pour le petit détail attendrissant.
La fille était aussi jolie que classe, pas du tout le style pute-pimkie habituel. Non, elle était bien sapée et elle avait l'air cool.

Ils devaient avoir à peine la vingtaine, ils puaient la tendresse à des kilomètres. Je pouvais pas m'empêcher de les regarder. En fait, ils avaient tout compris. Ne pas se poser de question, prendre ce qui tombe et tâcher de se trouver quelqu'un d'assez gentil pour que les trucs comme les courses à Aldi ne te donnent pas envie de t'aérer les poignets avec un cutter rouillé, d'assez beau pour avoir encore envie de faire l'amour dans quelques années. C'est tout.

Si t'es pas foutu de comprendre ça, de l'accepter et de le faire, autant te préparer tout de suite à crever seul et frustré.

Du moins, j'étais en train de réfléchir à un truc du genre quand je me suis rendu compte qu'ils étaient à côté de moi et fouillaient dans le bac à surgelé. Le mec avait un accent wesh-wesh assez fort et phonétiquement, ça donnait des trucs comme "oué vazy, fo ossi dé staiiikôché".

03/05/2006

03/05/06 - 00:38

Barbarism begins at home

Sur la zone d'activité commerciale d'Etampes, qui jouxte la zone industrielle, on trouve plein de commerces dont Aldi, But, Tati et La Halle aux Chaussures. On y trouve aussi une boucherie qui s'appelle NovoViande. Mon beau-père aime bien y aller parce qu'il connaît un peu le boucher, qu'on y est bien servi et que c'est vraiment pas cher. Je dois avouer que de manger de la bidoche provenant d'un endroit qui s'appelle NovoViande et qui est situé entre des casses automobiles et une usine d'épuration, ça ne m'excite pas vraiment.
Hier soir, il y avait un poulet roti dans le four et j'ai été chargé de la découpe. Quand j'ai vu le machin, j'ai failli défaillir. Il était énorme, j'ai demandé plusieurs fois à ma mère si c'était pas plutôt une dinde ou une pintade. En plus il avait été préparé bizarrement, la tête avait été coupée mais il restait tout le cou. Quand j'ai planté mon couteau dedans, je serrais les dents pour pas vomir.
A chaque bouchée, j'avais l'impression de sentir les substances radioactives s'infiltrer dans mon organisme. Mais j'ai fini toute mon assiette parce qu'on gâche pas la nourriture au prix que ça coûte, hein. Et puis pense à tous ces petits ukrainiens qui ont vu le poulet gambader le long de la centrale mais qui avaient même pas un demi rutabaga à bouffer le soir.
Le devoir accompli, je pensais que j'étais tranquille pour un bout de temps. Mais ce soir, ma mère m'a demandé d'aller préparer des magrets de canards. En ouvrant le frigo, j'ai tout de suite reconnu le logo NovoViande sur le papier gras. Quand je l'ai déballé, les machins étaient tellement énormes que j'ai quand même demandé à ma mère si c'était pas plutôt de l'autruche.

Ensuite, j'ai regardé Camping, en mauvais divx avec un timecode grossièrement flouté. C'était assez fidèle à ma seule et unique expérience du camping, c'est à dire pas super drôle. C'était en 94, près de Fouesnant. Un jour, en revenant des chiottes, ma tante qui était fraîchement ligaturée des trompes ou un truc du genre nous avait beuglé un "putain, je pisse des cailleaux de sang !" ce qui avait créé un silence plutôt appréciable à l'heure où tout le monde s'activait sur son barbecue. Cet été, j'étais sorti avec une fille pour la première fois. Elle venait de Noyelles-sous-Lens. C'était plutôt mignon. Après la fin des vacances on s'était écrit un peu mais j'avais quand même assez vite laissé tomber.