"L'important c'est d'être heureux, pour les salopes y compris"
Hier, j'étais parti particulièrement tôt pour aller au boulot, histoire de marquer le coup, dans le registre : terminé les conneries.
Je me trimbalais autour de la place de la Madeleine avec mon nouveau total-look bariolé : t-shirt orange, sweet violet, jean rouge, baskets playskool. J'étais content de passer devant Hédiard, Fauchon et quelques hotels 4 étoiles fringué comme ça. Genre, moi je peux me le permettre. Mais bon les bourges en ont vu d'autres, t'enflamme pas pétasse.
Comme il est impossible de trouver un fast-food ou un kebab dans ce périmètre, je me suis arrêté dans une cantine chinoise où un monsieur m'a gentiment fait chauffer au micro-onde du poulet aux oignons avec des nouilles sautées pour 5,5€.
Après je me suis dépêché d'aller au café juste au coin de la rue où se trouvent nos bureaux et qui s'appelle "le café du coin". Par chance, j'y ai trouvé Marlène et Jeremy, deux collègues. Je leur ai expliqué que sur le chemin, j'avais eu envie de pleurer. Juste de pleurer cette journée de plus de ma vie que j'allai gâcher. Ca les a fait rire, juste ce qu'il me fallait avant d'aller poser mon cul sur mon siège et d'aller lancer des tickets Gamot pendant 7 heures non-stop parce que même les provinciaux ont droit à internet.
Rentré chez moi à 11h, j'ai pris le temps de me faire cuire des pates et puis je me suis fait une projection privée du dernier épisode de Lost et de Desperate Housewives.
Et au moment d'aller me coucher, je me suis dis que c'était vraiment pas possible. Et j'ai passé toute la nuit à bosser comme un forcené sur des trucs pas vraiment lucratifs mais qui me font bander. Et j'étais heureux à ce moment là mais le résultat c'est que je n'ai pas entendu le réveil. Alors je me trouve un peu con sur mon tabouret de chez Habitat là.
Cette nuit j'ai rêvé que Pete Burns et La Prohibida avaient fait un duo. Autant dire que je me suis réveillé avec les draps trempés. En fait il m'a même fallu un petit moment après m'être réveillé pour me rendre compte que ce n'était qu'un rêve. Pourtant j'ai vu le clip, bordel !!
Sinon j'ai allumé mon radiateur pour la première fois hier et ça a dégagé une espèce d'odeur de poussière brûlée. Je ne sais pas s'il y a un lien.
Fait ce que je dis mais pas ce que je fais. Quand je me parle à moi même, je me mens beaucoup. Parfois, j'ai envie de me dire des trucs du genre "tu te fous de ma gueule, sale pute ?". Je suis à la limite de me briser le coeur tellement je suis pas toujours gentil avec moi même. Et puis je finis par me pardonner parce que de toute façon les mecs c'est tous des salauds.
Aujourd'hui, je me suis réveillé à 19h30. Impossible de dormir la nuit précédente donc j'avais du finir par m'écrouler vers 13h. Ca m'avait laissé pas mal de temps pour lire et à l'attention de ceux qui trouvent que le choix de "Enola G." comme alter-ego est d'un goût très discutable : je viens de découvrir que le nom de la bombe utilisée pour le premier essai nucléaire français, c'était "Gerboise Bleue" (comprenne qui pourra).
Donc, bien évidemment après m'être réveillé dans mes draps trempés d'avoir tellement mariné dans mon jus, j'ai quand même réussi à trouver suffisamment d'humidité pour me permettre une petite sueur froide en réalisant que j'allais vraiment me faire allumer la gueule au boulot.
Déjà que ce gigantesque plateau avec tous ces petits cubicles (on a un mot en français pour ça ?) remplis de gens usés jusqu'à la corde c'est anxiogène, mais si en plus j'en rajoute... D'un autre côté le seul objectif que je me suis fixé là-bas c'est de tenir six mois. Ca me laisse jusqu'au 10 janvier à tirer, c'est pas la mer à boire.
Samedi soir, alors que je n'avais pas dormi depuis près de 48h et que la chose la plus intelligente à faire était de me grouiller de me mettre au pieu, j'ai préféré continuer à l'aide un joli rail laissé à ma disposition dans les toilettes pour femmes. C'est dans ce genre de moment que je me dis que je suis vraiment pas sympa avec moi. Mais le truc c'est qu'en fait, c'est pas vraiment important. "I disappear, i loose control..." et puis ça se remet gentiment dans le désordre tout seul après.
Parfois j'ai des prises de conscience un peu tardives. Genre là, aujourd'hui, à force de laisser ma fenêtre ouverte pour pas que ça pue trop la clope et bien j'ai réalisé qu'il faisait froid. Suite à ce constat et après un long moment d'introspection, j'ai réalisé que c'était normal en novembre.
Du coup, mon programme pour maintenant c'est d'aller chez H&M pour me faire ma garde-robe d'hivers. Et autant dire que les courses du samedi aprem ça me fait peur.
Sinon j'ai rédigé ce post de merde en écoutant "Alcaline" de Bashung qui est un chouette morceau de l'album "Novice" que je n'avais jamais vraiment écouté.
Après les débordements de ces derniers temps, j'ai décidé de me calmer sur la picole. Après tout il n'y a pas besoin d'être saoul pour être drôle. La preuve.