Service Pack
Y a pas mal de trucs chouettes et/ou bizarres qui sortent en ce moment. Du coup, je vais en remettre une couche dans la radio (le machin à droite, là, clique dessus, c'est fait avec amour).
D'abord, le nouveau Yeah Yeah Yeahs, c'est une tuerie. Toujours aussi übercool que le premier album mais nettement plus adapté aux oreilles sensibles. Quand t'es un pédé popeux (j'ai pas mieux comme expression, en anglais la séparation est plus simple : indie gay/kylie gay) t'es un peu obligé d'écouter les YYY même si ça te fait mal au crâne, parce que d'habitude t'écoute de la soupe (ouai mais de la soupe indé, certifiée kosher par les Inrocks, ce qui fait de toi un être meilleur que le premier fan de Beyoncé qui passe, sans l'ombre d'un doute) alors sur ce coup-là Karen et ses potes l'ont joué plus finement et les taties leur disent merci.
Bref, il est chouette cet album, y avait déjà le single Gold Lion qui dépotait bien mais j'ai un gros faible pour la deuxième de l'album, Way Out. Pour le titre. Parce qu'elle me fait presque pleurer. Parce qu'elle est lente à démarrer mais qu'après elle te pilonne sans pitié et c'est tout ce que j'aime (I'm lovin' it).
Ensuite, The Knife sort aussi un nouvel album et j'ai pas l'impression que grand monde n'aie écouté celui d'avant. En tout cas, ils confirment ce que je pensais d'eux : c'est des barges, ils font vraiment n'importe quoi et c'est très bien comme ça. Heartbeat était un des singles les plus chattes de la décennie c'est pas pour autant qu'ils ont envie de retenter le coup. Ils s'en foutent. Comme tous les suédois, ils distillent leur vodka eux-même dans leur grange et quand ils sont pas en train de se la gloutonner ou de se rouler tout nus dans la neige en sortant de leur sauna privatif, ils font des disques. Electroclash's not dead, idiote !
Bref, sur cet album qui s'appelle Silent Shout il y a beaucoup de morceaux bordéliques, électronico-régressifs mais comme on attire pas les mouches avec du vinaigre, j'ai mis le plus facile : Neverland.
Pour en finir avec les galettes fraîches, TV on the Radio est de retour aussi. C'est toujours de la bouse arty aussi protéiforme qu'inécoutable mais j'aime beaucoup quand même. D'ailleurs, sur ce coup-là ils se retrouvent chez 4AD et c'est un peu la boucle qui est bouclée parce que ça ne fait aucun doute que s'ils s'étaient pointé là-bas 20 ans plus tôt, Ivo les aurait signé sans la moindre hésitation. Bref, 4AD reste le temple de la daube arty protéiforme cryptogoth qui fouette avec classe, la preuve sans image avec I was a lover.
Une petite vieillerie en pochette surprise : Simple Minds - Changeling. A cause de David Guetta et son putain de sample sur The World Is Mine, je pensais que je ne pourrais plus jamais écouter les Simple Minds. Et puis finalement, je n'ai plus jamais entendu David Guetta.
Une autre vieillerie qui n'en est pas tout à fait une parce que je parie que tu as jamais entendu parler d'eux. Alors Borghesia c'est un groupe un peu à part. Le genre pour qui je garde toujours une place au chaud dans une cavité de mon petit coeur fatigué.
Parce qu'une bande de freaks pareille, ça se trouve pas à tous les coins de rues. Faut déjà qu'ils arrivent à survivre, ne pas sombrer dans les drogues, l'alcoolisme ou la philatélie. Ensuite faut qu'ils se rencontrent. Même endroit, même moment...
Bref, tu prends un groupe de pédés trash, culturés underground, branchés cuir qui décident de faire du rock électronique dans la Yougoslavie communiste du début des 80's. Et là, ça donne Borghesia.
Et c'est évident que l'electroclash est pas morte, ça c'est une connerie de DJ paresseux, parce que ça fait plus de vingt ans que c'est là, peu importe si on appelait ça EBM avant et que ça peut être revivalisé à outrance par des baltringues, il restera toujours des kids pour se jeter sur des synthés parce qu'ils sont désespérés et qu'ils ont rien à perdre, ce qu'on pourrait traduire en serbo-croate par : Ni Upanja, Ni Strahu.
11/03/06 - 19:31
j' ai les yeah yeah yeahs et the knife, il faut que je les écoute maintenant !
pheel