Demain, j'enlève le bas
Vendredi soir, c'était le lancement de la Châtelet Kebab. En tant que présidente autoproclamée du fanclub des The_Bigger_Splashes (bientôt, les badges) je ne pouvais rater ça pour rien au monde.
Lors de la before, rue de Lancry, la sangria en tetrapack coule à flots et on se régale d'une tortilla au brie que Serge insiste à appeller "tarte rustique".
On arrive au Klub, où je n'avais pas mis les pieds depuis une Blood Dolls Society estivale et je suis un peu déçu par l'absence d'odeur nauséabonde qui était la signature de cette boite, d'autant plus que j'en avais fait des tonnes à ce sujet (note pour moi-même : penser à fermer un peu ma gueule de temps en temps, dans l'intérêt général).
En live, on a le droit à Plume. Un mec aux synthés, salade-tomates-oignons à la guitare et une meuf qui chante un peu. Ca ne fonctionne pas vraiment. J'ai l'impression d'assister à la mort de l'electroclash.
Alors, je traîne Serge au sous-sol pour voir ce que ça donne. Il y a quelques goths, dans des pantalons en skaï probablement payés une fortune au Grouft alors qu'on trouve les mêmes pour une bouchée de pain à Village Yoyo, deux rues plus loin. Ils fixent le t-shirt rose à paillettes de Serge et ils en chient dans leurs frocs (en skaï).
Retour à l'entresol, les The_Bigger_Splashes balancent enfin la sauce blanche et ça fait du bien.
Quelques Jack Daniel's plus tard, je trouve la télécommande de la machine à fumée et c'est vrai que je peux pas m'empêcher de toucher à les trucs, un rien m'amuse. Aux toilettes, je remarque Matthieu qui, agrippé à une pissotière, a visiblement tout le mal du monde à uriner. Je me penche ostensiblement pour regarder sa bite puis le fixe dans les yeux pour m'assurer qu'il n'y arrivera jamais.
Un peu plus tard, alors que j'entame une danse traditionnelle moldave, je glisse et m'étale comme une quiche, m'assommant à moitié contre une enceinte. Serge déclarera a posteriori que c'est mon côté AbFab.
La plupart des pédés se rêvent en Patsy alors qu'ils sont aussi drôles que Saffron. C'est qu'ils ne se rendent pas compte qu'au delà de la facade frivole, c'est beaucoup de boulot que de fumer 3 paquets par jour, de boire comme un trou et de foirer systématiquement son brushing.
Je ne me souviens plus du tout comment je suis rentré rue de Lancry. Mon cerveau reptilien a pris le dessus pour le trajet. Mais quand je suis arrivé, Pheel était encore là à papoter avec Serge, que je pensais déjà couché. Pour signifier mon impérieuse envie de dormir, j'ai enlevé mes chaussettes humides et les ai jeté à la gueule de Pheel.
22/05/06 - 09:03
J'ai toujours su que j'étais une Saffron habillée en pute: même humour, même problemes sexuels et je passe tout mon temps dans une cuisine...
lalimonadebleue