Take care and control
Là, je suis à Manchester. Mon bon vieil iBook sur les genoux, je viens d'ingérer un cheesecake spongieux et squatte le wifi du Starbucks en attendant que cette putain de pluie de merde se calme un peu. Sauf qu'en regardant par la fenêtre c'est pas Market Street ou Picadilly Gardens que je vois mais la rue des Archives. Pourtant, on s'y croirait.
Il faut que je me rachète un parapluie. Il faudrait vraiment lancer des parapluies jetables. Moi, il m'en fallait un par semaine. Soit il se retournait comme un prépuce à la première bourrasque, soit je l'oubliais dans un pub parce que j'avais encore trop bu. Et à Manchester, un parapluie c'est vraiment un truc vital. Certains jours tu te demandais même si tu ferais pas mieux de t'acheter un Kayak.
La semaine, je lis les mails des clients énervés parce qu'ils ont toujours pas le net à la maison. Je me dis que c'est vraiment trop des connards et qu'en plus, ils écrivent comme des culs. Et puis le weekend, je suis énervé parce que j'ai toujours pas le net chez moi. Putain, moi c'est pas pareil, c'est pour travailler et payer mes double-rideaux !
Alors, pour m'occuper j'écoute les Plasticines en pogotant sur mon lit. Enfin, avec mes petits sauts de grenouille, ça ressemble plus à une bourrée auvergnate qu'à un pogo. Mais c'est une preuve indéniable que je suis de bonne humeur, ces temps-ci.
J'ai l'impression de vivre sur une frontière. En remontant la rue vers Lamarck, c'est que des troquets bobo avec des fashionistas qui garent leurs scooter n'importe comment. Et dès que je descend ma rue vers Jules Joffrin, y a plus que des mamies avec leur fichu sur la tête qui discutent devant la vitrine du fromager.
En fait, je me plais bien ici. Même si parfois, quand je rentre le soir, je continue à gueuler "salut les putes !" et je marque un temps d'arrêt avant de comprendre que Paprika et Myrtille ne sont pas là. C'est drôle, je me sentais plus chez moi en étant chez Serge que dans mon appart. Mais c'est peut-être juste une question d'habitude.
Dans les nouveautés, il y a aussi un brand new lover. Je dois avoir un ciel astral de folie, ces jours-ci ou je sais pas quoi. Il est grand, il est beau, il est blond et il sent bon le sable chaud. Et plus affectueux que lui tu meurs. Presque trop, j'essaie de le calmer gentiment, je me méfie du too much too soon. Alors parfois, au lieu de répondre je fais des petits sourires mystérieux à la David Bowie. Mais j'essaie quand même de ne pas être trop évitant, il ne faudrait pas qu'il s'imagine que je ne l'aime pas. Parce qu'en fait, si.
12/08/06 - 14:00
have fun my friend!
lange