En écoutant "I disappear" de The Faint
Fait ce que je dis mais pas ce que je fais. Quand je me parle à moi même, je me mens beaucoup. Parfois, j'ai envie de me dire des trucs du genre "tu te fous de ma gueule, sale pute ?". Je suis à la limite de me briser le coeur tellement je suis pas toujours gentil avec moi même. Et puis je finis par me pardonner parce que de toute façon les mecs c'est tous des salauds.
Aujourd'hui, je me suis réveillé à 19h30. Impossible de dormir la nuit précédente donc j'avais du finir par m'écrouler vers 13h. Ca m'avait laissé pas mal de temps pour lire et à l'attention de ceux qui trouvent que le choix de "Enola G." comme alter-ego est d'un goût très discutable : je viens de découvrir que le nom de la bombe utilisée pour le premier essai nucléaire français, c'était "Gerboise Bleue" (comprenne qui pourra).
Donc, bien évidemment après m'être réveillé dans mes draps trempés d'avoir tellement mariné dans mon jus, j'ai quand même réussi à trouver suffisamment d'humidité pour me permettre une petite sueur froide en réalisant que j'allais vraiment me faire allumer la gueule au boulot.
Déjà que ce gigantesque plateau avec tous ces petits cubicles (on a un mot en français pour ça ?) remplis de gens usés jusqu'à la corde c'est anxiogène, mais si en plus j'en rajoute... D'un autre côté le seul objectif que je me suis fixé là-bas c'est de tenir six mois. Ca me laisse jusqu'au 10 janvier à tirer, c'est pas la mer à boire.
Samedi soir, alors que je n'avais pas dormi depuis près de 48h et que la chose la plus intelligente à faire était de me grouiller de me mettre au pieu, j'ai préféré continuer à l'aide un joli rail laissé à ma disposition dans les toilettes pour femmes. C'est dans ce genre de moment que je me dis que je suis vraiment pas sympa avec moi. Mais le truc c'est qu'en fait, c'est pas vraiment important. "I disappear, i loose control..." et puis ça se remet gentiment dans le désordre tout seul après.
07/11/06 - 02:12
demain, klaxons, atlantis to interzone...
soulboy